Cette fille.

Je voulais vous raconter l'histoire de cette jeune fille. Dans sa jolie robe noire, elle était emmitouflée sous son grand manteau d'hiver. Elle marchait, seule, dans la ville. Elle errait dans ces rues éclairées par les lumières de Noël, magiques. Tout ça lui semblait pathétique, il restait encore un mois avant les festivités, et on nous mettait déjà en tête l'esprit de Noël et tout le tralala. Elle marchait donc au milieu de cette foule agitée. L'air rêveuse mais assez mélancolique, elle enviait tous ces couples qui se tenaient par la main. Elle voulait, elle aussi, avoir le droit à ce bonheur, le droit d'être heureuse comme tout le monde. A quoi bon être jolie ? Elle avait envie qu'on la regarde. Certes, quelques personnes lui avaient donné l'illusion qu'elle n'était pas transparente à ce monde. Mais voilà, ce n'était pas un bon jour. C'était l'une de ces journées où l'on espère toujours qu'elles se finissent rapidement. Elle avait les larmes aux yeux sans trop savoir pourquoi. Pathétique se disait-elle. Oui, mais elle continuera avec l'utopie que tout va bien.

Cette fille, ce n'est peut-être que moi.
Cette fille.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 13:04

A vous.

A vous.
Un moment de bonheur. Un moment que l'on voudrait infini. Vous m'avez fait cette preuve d'amitié, d'amour. Vous voir tous réunis pour moi, c'est peut-être égoïste de dire ça, mais soyons un peu égoïste. Vous m'avez fait rire, pleurer. Vous m'avez touché jusqu'au plus profond de moi et c'est bien pour ça que vous êtes mes amis, ma plus grande et belle famille. Parce que les uns sans les autres que sommes-nous ? Tout à une fin certes. A la fin de cette soirée j'en avais pleins la tête et pleins les yeux. Tous ces instants gravés en moi, pleins de souvenirs qu'on pourra ressortir dans quelques temps. Merci d'être là et merci de partager votre route, le chemin de la vie.

Parce que le bonheur est une trajectoire et non une destination.
Je veux vous faire partager mon bonheur.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 09:23

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 06:20

Garantie.

Garantie.
J'ai repris mon cahier remplis de textes un peu brouillon, à l'image de mon esprit. Tous ces mots qui me sortent par la tête c'est tout ce que je ressens mais que je ne dis pas, c'est le résultat de mon âme un peu emmêlé. J'ai repris ce cahier avec un peu de mélancolie, avec le souvenir de quelques rêves inachevés, de quelques moments que je voudrais oublier. J'ai donc sorti ma plume et me suis installée, à mon habitude, sur mon lit. Je me suis armé de mes écouteurs, histoire d'être dans ma bulle. Les lumières tamisées, j'ai vite repris la main et me voilà en train de composer. J'observe cette chambre en ayant le sentiment qu'elle ne m'appartient pas. En ce moment les questions fusionnent. Des questions existentielles qui ne m'avaient pas encore traversé l'esprit. Je ne comprends à quoi tout cela rime. "Mais arrête un peu, Camille. C'est vrai pourquoi toutes ces questions. On t'en demande toi ?". Alors voilà tout un monologue avec ma conscience. Je ne veux pas faire comme tout le monde, suivre le protocole, rester sans réponse. Je veux savoir si la vie en vaut le coup.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 14:57

Modifié le lundi 10 novembre 2008 14:16

Pour toi.

Pour toi.
" Parce qu'on ne prend plus le temps d'écrire. Parce qu'on ne garde plus rien. Je prends alors ce temps pour qu'en quelque sorte tu n'oublies pas tout ce que j'ai pu te dire, pour que tu ne m'oublies pas. J'ai sorti ce beau papier et pris ma plume pour toi. Je veux que, dans quelques années, tu ressortes les lettres que je t'aie écrites et que tu te souviennes des moments passés ensemble. Et le mieux serait que je sois encore à côté de toi. "



Pour toi, mon amoureuse, avec qui, mon avenir est déjà tout tracé.

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 14:43

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 12:35

Encore une fois.

Encore une fois.
Seule assise sur ce banc je regardais loin devant moi. Je pensais à tout un tas de choses sans importance. Je t'attendais. Emmitouflée dans mon manteau, je luttais contre le froid et la fatigue. A mon habitude j'étais en avance. Je ne peux m'en empêcher et ça me tue. Je t'attendais. Mais voilà tu n'allais pas venir. J'ai alors perdu tout enthousiasme. Je n'avais plus envie de rien. Juste envie de rentrer chez moi. Tu ne viendras donc pas encore une fois. Il faut que je m'en fasse une raison.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 08:05

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 15:28

Dans ce bus.

Dans ce bus.
Le bus arrive enfin. Je m'avance. Un couple me bloque le passage. Ils s'embrassent. Je les contourne et le conducteur me sourit. On échange un regard complice. Il a compris. Je me suis assise du côté fenêtre. Les écouteurs dans les oreilles, les chansons se suivent, je suis dans ma bulle. J'observe tout ce petit monde qui s'active. Des gens entrent et sortent sans se fier aux autres, sans avoir conscience que j'existe et que je les regarde. Je me dis que le conducteur doit saluer beaucoup de personnes sans les connaître, peut-être qu'il essaie de deviner la vie que chacun de nous a. Dans ce bus, des jeunes rient, des petites mamies se racontent les dernières nouvelles, des hommes d'affaires ont l'air épuisé de leur journée, un couple s'enlace et il y a moi. Moi, qui m'arrête de vivre pendant cet instant. Je resterais bien un peu plus longtemps, voir la ville qui défile derrière la vitre me plaît tellement. Mais voilà je sors au prochain arrêt. Je ne dirais donc pas au revoir au conducteur, ni à cette femme qui pleure au téléphone, ni à ce petit garçon qui me sourit.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 14:39

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:05

100.

100.
Je voulais faire quelque chose de bien, d'exceptionnel, un texte qui changerait un peu des précédents. Je voulais faire un texte qui me correspond, me ressemble. J'aimerais que si tu lis ceci tu comprennes enfin qui je suis. Mais tu vois je n'y arrive pas. C'est peut-être parce que je ne sais pas moi-même qui je suis vraiment. Je pensais avoir fini avec ces remises en question mais il faut croire que non. Tout s'est chamboulé dans ma tête quand j'ai appris cette nouvelle tragique. Je ne comprends plus le sens de ma vie, de toutes ces âmes, tous ces coeurs qui battent à l'unisson. Quelque fois j'aimerais partir mais ça serait si égoïste. Alors il me reste mes yeux pour pleurer. Désolée c'est si pathétique mais il faut croire que je ne sais plus, je ne peux plus. Bien sûr je ne vais pas infliger tout ça à mon entourage, je vais faire comme si de rien n'était, parce que ça saoule de voir des gens qui ne profitent pas de cette vie. Je me considère comme emprisonnée par ce destin, par ce monde qui tourne et qui tourne.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 09:34

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:04

Automne.

Automne.
C'est arrivé si vite, je ne m'en suis pas rendu compte. Les feuilles des arbres ont jauni et sont au final toutes tombées. Au sol, un tapis orangé, que j'admire tant, s'est formé. Le soleil a maintenant du mal à se lever. J'ai sorti mon écharpe tricotée. Je m'y blottit lors des matins frais. C'est arrivé si vite. L'automne s'est installé. La lumière des lampadaires s'allument tôt à présent et tout le monde s'empressent de rentrer au chaud. C'est si vite arrivé, j'en suis restée bouche-bée. Regardant le soleil couchant, les couleurs de l'automne ont pris place.

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 15:05

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:03

Texte écrit dans le bus.

Texte écrit dans le bus.
Elle marchait de plus en plus vite. Le bruit de ses talons s'amplifiait. Elle avait peur, peut d'être en retard, peur que son bien-aimé ne soit plus là à son arrivée. Certes, elle était un peu en retard, mais c'est parce qu'elle s'était fait belle, belle pour lui. Elle était bientôt arrivée. Elle marchait avec cette boule dans le ventre, elle s'arrêta quelques secondes histoire de reprendre son souffle puis se recoiffa au reflet de la vitrine d'un magasin. Elle n'avait plus qu'à tourner à l'angle de la rue. Serait-il bien là ? Décidée, elle respira un bon coup et avança d'un pas sûr. Il était là, le visage rayonnant. Sa peur disparut. Elle était enfin sur son petit nuage.

Elle ne voyait que lui. Il ne voyait qu'elle.
Leur raison de vivre, c'était leur amour.

# Posté le vendredi 03 octobre 2008 13:16

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:03

Ma Peur.

Ma Peur.
J'ai si peur que tu m'oublies. J'ai si peur de disparaître de ta vie en un rien de temps. J'ai l'impression d'être seule face à cette situation. J'ai l'impression d'être impuissante à tout ça. Aide-moi un peu, dis-moi comment faire. Je te jure que je ne serais plus heureuse sans toi. Je pleure sur ces chansons qu'on aimait bien. Ce "on" que j'essaie de faire perdurer. Je n'ose plus. Je ne sais plus comment me comporter avec toi. Je ne sais pas qu'elle va être ta réaction. J'ai peur de ne pas pouvoir te retenir au moment venu. Et tout ça tu vois je le garde pour moi et je fais semblant.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 12:33

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:01